Janina BEY : il était une fois, une princesse tunisienne à Paris



De la journaliste franco-tunisienne Fériel Berraies Guigny. Paris.
Il est des fabuleux destins, que même la fin d’une monarchie ne brise pas. C’est l’histoire de Janina Bey arrière petite fille du dernier Bey de Tunis. Nous l’avons rencontrée au siége d’une des plus anciennes maisons de haute Couture, Carven à Paris.

Notre janina Bey Nationale est née en 1960, trois ans après la fin du règne Husseinite en Tunisie. Sa famille issue de la plus pure noblesse a été la première à travailler, le père est photographe, la maman dans la confection et quant au frère Fayçal (photo), il est biologiste à Paris. Nous l’avons d’ailleurs redécouvert en 2003, à la sortie de son roman « la dernière odalisque ».

Janina dés son plus jeune âge se sentait l’âme artiste et en 1979 son destin allait l’amener à vivre dans une des plus grandes capitales du luxe et de la mode, Paris. De sa formation dans une école de stylisme ; elle développera un art, un goût sûr et un sens approfondi de l’esthétique. C’est donc tout naturellement, qu’elle se tournera vers la création. Son don, elle l’orientera vers la joaillerie. Une passion qui ne la trahira jamais et qui la conduira dans l’univers secret des orfèvres. Ses pièces sont des instants de vie, volés au gré de ses voyages et de ses rencontres. Pour elle, tout est source d’inspiration, le bijou devient son plus fidèle ambassadeur, carrefour entre les richesses de l’orient et de l’occident. Un rappel d’une tunisianité qui ne lui fera jamais défaut. Trois mille ans d’histoire et autant de brassages des cultures qui ont conféré à sa terre natale, le sceau éternel de l’échange et qu’elle porte à son tour aujourd’hui, dans sa vision du monde.

Mais qui est donc cette princesse ? quand on l’a approchée, nous avons été immédiatement séduite par sa discrétion, son charme et sa réserve. Une « tête couronnée » qui a bien la tête sur les épaules, avons-nous pensé. Janina aujourd’hui a grandi, elle s’est imposée dans un milieu difficile : celui de la mode et de la création. A Paris, elle fait parti de la jet set et on la rencontre souvent dans les salons mondains. Elle reste néanmoins, simple et authentique. Son charme vient justement de cette retenue, qui pousse les gens à vouloir la découvrir un peu plus. Aujourd’hui la maison Carven, lui a donné toute sa confiance et c’est en collaborant avec le styliste de la maison, Pascal Millet qu’elle crée ses plus belles parures. Pour la ligne d’hiver 2007, elle a confectionné de somptueux ras de cou et colliers de chiens aux milles couleurs en cristal de bohême et Svarowski. Mais elle a également sa ligne de bijoux privés où elle se laisse volontiers tenter, en créant des pièces beaucoup plus modernes pour les élégantes citadines. Elle aime toutes les pierres mais sa préférence va vers les pierres semi précieuses, car son souci c’est également de faire un bijou que l’on peut acheter. Du plus simple accessoire, au bibelot de luxe comme cette adorable coccinelle posée sur un cendrier, à la merveilleuse bague en vermeil et rubis, et pour finir par la fameuse bretelle de perles, pièce maîtresse de ses créations, janina comble les désirs de toutes les femmes. Elle a créé un collier en perles de verre et vermeil pour l’actrice Corinne le Poulain, dessiné un magnifique collier en forme de feuilles de vigne d’or mouillées d’une rose de cristal pour la princesse Kandaourow et a offert un pendentif oriental monté sur une torsade de perles en collier de chien, à la princesse égyptienne Nesrinne Tousoun.
Pour elle, créativité rime avec constante redécouverte, ou comment revisiter le bijou chaque fois. Les pierres dit-elle ne lassent jamais, vermeil, cristal, émail, perles, et or, tout cela est un festival des yeux et des sens. Des pierres qui du reste, flattent l’imaginaire créatif de notre noble artiste.

Photo:
- Janina Bey et son frère fayçal BEY (Courtesy: www.capetiens.com)
- Collier ras de cou janina Bey pour Carven hiver 2007
- Bracelet Janina Bey pour Carven hiver 2007

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Fériel Berraies Guigny

www.journaliste.montaf.com
feriel.book.fr

Commentaires


6 de 6 commentaires pour l'article 8469

Henri  (France)  |Dimanche 03 Octobre 2010 à 10h 57m |           
Bonjour à tous
je vis en france depuis si longtemps, ancien camarade de recherche scientifique de faycal bey à tunis ,nous avons été trés copain et perdu de vue.
je conserve de lui une image d'amabilité, un zeste de sérieux, affable et esprit reactif.
voilà
henri othmann

Jenaina  (jenaina.haddad@hotmail.fr)  |Vendredi 28 Novembre 2008 à 12h 06m |           
Ca fai tjr plaisir de lire ce genre de chose surtout lorcequ'on s'appel jenaina et surtou lorsek'on est aussi l'arriere petite fille de sidi lemine bey!!! _:)

Mohamed  (amines456@yahoo.fr)  |Lundi 31 Juillet 2006 à 11h 56m |           
Je crois parler d'une héritiére beycale est mieux de parler de centaines de jeunes tunisiens qui "voyagent " en bateau pour récolter de la tomate
et encore

Tutu  (sdfsf@hhfgh.fr)  |Lundi 31 Juillet 2006 à 11h 39m |           
Bent el bey ou pas, ça fait plaisir de voir des tunisiens et des tunisiennes réussir leur vie. A la limite je dirais qu'elle n'a même pas connue
cette "ère sombre de notre histoire". J'espère qu'elle pourra contribuer de là ou elle est, à donner une meilleure image de la Tunisie (un devoir
de citoyen !)

Nadia  (babylone.31@gmail.com)  |Lundi 31 Juillet 2006 à 10h 07m |           
Je la trouve superbe et rayonnante; elle est digne de son statut de princesse. Je ne vois pas pourquoi la Tunisie devrait avoir honte de ses Beys!!!!

Sana  (sana@sana.com)  |Lundi 31 Juillet 2006 à 08h 05m |           
On prône une héritière d'une ère sombre de notre histoire, elle a pas trouvé mieux votre journaslite de jet set parisienne ?!