Le Festival de musique classique de Saint Denis, met à l’honneur un pays musulman : la Turquie

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De la journaliste franco tunisienne. Fériel Berraies Guigny. Paris
Mercan Dede est un peu à la Turquie ce que Talvin Singh est à l'Inde : un musicien expatrié, déterritorialisé , immergé dans la culture club électro internationale, revitalisant sa tradition musicale
ancestrale aux beats hypnotiques de la vague technoïde. Aucun conflit identitaire pourtant dans ce choc de cultures : Arkin Allen et Mercan Dede est une seule et même personne. Reconnu dans son pays d'origine comme l'un des plus importants représentants de la culture Soufie de la jeune génération, il passe sans heurt apparent de DJ Arkin Allen, truffant ses tracks house d'allusions à la musique soufie, à Mercan Dede , authentique derviche moderne,puisant son inspiration dans les enseignements de Roumi ( 13e siècle ) et la tradition des derviches
tourneurs.
...

Mercan Dede multiplie ses performances scéniques par le biais de différents groupes : Secret Tribe,
Montréal Tribal Trio, l'Ensemble de MERCAN DEDE, DJ Arkin Allen & le batteur Scott Russe, PowerPoint, Blueman entrelaçant ethno- dance, jazz- fusion, musique du monde.
Quand on commence à tourner, il n'y a plus de gauche ni de droite, plus d'ouest ni d'est, seulement
un point de rencontre, le centre de l'univers, l'esprit pour lequel nous pouvons tous vivre
harmonieusement... . explique-t-il. Mercan Dede semble prendre ce précepte au mot tant sa musique s'attache comme naturellement à gommer les oppositions entre musique de l'Est et de l'Ouest, tradition et nouveauté, électronique et acoustique.
Symbole de la tolérance et de l’ouverture entre les peuples et leur différente confessions, la Basilique de Saint Denis a donc accueilli la troupe Turque de Mercan Dede en ouverture au festival de la musique classique. Le 13 juin, la manifestation propose ainsi en création La Tentation d'Istanbul , une sorte de portrait musical de la ville, avec la chanteuse kurde Aynur, à la basilique. Auparavant, au même endroit, le 2 juin, un concert éclairé aux bougies a associé de la musique soufie aux Leçons de ténèbres de Couperin.

Jusqu'au 30 juin, à la basilique royale de Saint-Denis proposera une vingtaine de soirées faisant une large place aux orchestres de Paris et sa région.

En outre, trois journées Mozart sont prévues du 16 au 18 juin, à la Maison de la Légion d'honneur, où il sera possible d'entendre des récitals lyriques et de la musique de chambre.
En clôture du festival (29-30 juin), le chef américain John Nelson dirigera son Ensemble orchestral de Paris (EOP) dans le sublime Concerto pour clarinette et la Grande messe en ut, avec le clarinettiste français Paul Meyer et le Choeur de chambre philharmonique estonien.

Auparavant, le 24 juin, au Dock Pullman, le pianiste turc Fazil Say interprètera le splendide Concerto pour piano n°21 avec l'Orchestre national d'Ile-de-France (Ondif) dirigé par l'Israélien Yoel Levi. La participation du soliste virtuose et compositeur turc illustre d'ailleurs une nette ouverture du festival 2006 sur la Turquie et en particulier Istanbul, vue comme un pont entre l'Orient et l'Occident.

La nécropole des rois de France accueillera également, comme de tradition, des oeuvres imposantes du grand répertoire occidental. En ouverture (30-31 mai), la Messe de Chimay a marqué les retrouvailles du festival avec le maestro italien Riccardo Muti, et la troisième étape du cycle Cherubini qu'il avait entamé en 2000 en ces lieux. L'ancien directeur musical de la Scala de Milan dirigeait ici l'l'Orchestre nationale de France (ONF) et le Choeur de Radio France.

Le même orchestre a donné la symphonie Résurrection de Mahler sous la baguette de l'Estonien Paavo Jنrvi (5-6 juin). Ce compositeur est à l'affiche d'un autre concert (Symphonie n°10 et oeuvres de Schoenberg et Wagner, 27 juin), animé cette fois par l'Orchestre de Paris et son chef allemand Christoph Eschenbach.

Le Tchèque Anton Dvorak est également au programme de deux concerts, le 15 juin avec la célèbre Symphonie du Nouveau monde interprétée par l'ONF sous la direction de son directeur musical allemand Kurt Masur et le 21 avec la Messe en ré proposée par l'Ondif conduit par le Hongrois Janos Fürst.

Le Sud-Coréen Myung-Whun Chung dirigera lui son Philhar dans le Requiem de Verdi (8-9 juin). La basilique accueillera aussi (20 juin) des cantates sacrées de Vivaldi chantées par la soprano Sandrine Piau, accompagnée par l'Accademia Bizantina de l'Italien Ottavio Dantone.
Photo:La Tentation d’Istanbul création de Mercan Dede pour le Festival de Saint Denis a fait l’ouverture le 13 juin 2006
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Fériel Berraies Guigny

www.journaliste.montaf.com
feriel.book.fr



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