Après les critiques, les éloges de la presse tunisienne pour Mellouli
APA-Tunis. Les journaux et les chaînes radio et télévision de la Tunisie n’ont pas tari d’éloges à l’égard du nageur Oussama Mellouli, vainqueur dimanche de la médaille d’or aux JO de Pékin.
Les émissions télévisuelles ont consacré de longues heures à l’événement, avec des reportages et des interviews en Chine et en Tunisie avec le champion, sa mère, qui
l’accompagne à Pékin, sa famille, ses amis et ses entraîneurs.
Les journaux de lundi ont consacré leurs manchettes et plusieurs pages au sacre olympique qui est du moins, attendu par les Tunisiens depuis 40 ans.
Tout ceci n’a rien de surprenant, une médaille olympique étant toujours la consécration la plus prestigieuse des pays et des peuples. Que dire quand elle est la première offerte pour le monde arabe.
C’est le virage total affiché par la position de la presse tunisienne, faite de violentes critiques après la suspension infligée à Mellouli pour « dopage » il y a quelques mois à une joie et une fierté .
C’est d’ailleurs Mellouli lui-même qui a fait le constat de ce curieux renversement de tendances de la part des médias tunisiens, lequel n’est cependant pas été partagé par une frange de l’opinion publique.
« Les médias tunisiens étaient très sévères envers moi, suite à ma sanction », a déclaré Mellouli dimanche soir à la chaîne de télévision publique Tunis 7, en direct depuis Pékin.
« J’avais pourtant très bien expliqué que ce n’était guère de ma faute. Mais j’avais le sentiment qu’on voulait de moi et qu’on m’attendait au tournant », a-t-il par ailleurs regretté.
« Heureusement que je me suis racheté. Les encouragements des autorités tunisiennes et les félicitations du président Ben Ali (suite à sa consécration, ndlr) m’ont énormément soulagé », a ajouté le nouveau champion olympique tunisien.
« L’attitude des médias et de l’opinion publique tunisiens après la sanction de Oussama nous ont écœuré », a lancé pour sa part Ons, frère junior de Oussama, contacté dimanche soir par plusieurs chaînes satellitaires arabes. C’est comme si il (Oussama) n’était pas Tunisien .
La mère de Oussama, qui a constamment défendu bec et ongles son fils, pense pour sa part que c’était « justice rendue ».
« Oussama a au moins pu taire les mauvaises langues », s’était-elle prise aux critiques, révélant que son fils « a digéré seul et dans la discrétion et la patience la période d’après la sanction (...)».
Cette victoire intervient après une suspension de dix-huit mois qui s’est terminée en mai, après que Mellouli eut été testé positif à l’amphétamine Adderall lors d’un meeting en 2006.
« J’attendais ce moment depuis deux ans. C’est la rédemption que je voulais, et je l’ai eue. Cette année a été difficile du fait de cette sanction, mais je remercie Dieu pour le talent qu’il m’a donné », a déclaré Mellouli, suite à sa victoire.
Il s’agit de la deuxième médaille d’or de l’histoire de la Tunisie après celle obtenue le 17 octobre 1968 soit il y a quarante ans par Mohamed Gammoudi à l’épreuve du 5000 m des JO de Mexico.
C’est aussi la septième médaille olympique tunisienne après celles du même Gammoudi (1 or à Mexico 68, 2 argent à Rome 1964 et Munich en 1972 et 1 bronze à Mexico 68) et des boxeurs Habib Galhia (1 bronze à Rome 1964) et Fethi Missaoui (1 bronze à Atlanta 1996).
Photo: babnet
Les émissions télévisuelles ont consacré de longues heures à l’événement, avec des reportages et des interviews en Chine et en Tunisie avec le champion, sa mère, qui
l’accompagne à Pékin, sa famille, ses amis et ses entraîneurs.Les journaux de lundi ont consacré leurs manchettes et plusieurs pages au sacre olympique qui est du moins, attendu par les Tunisiens depuis 40 ans.
Tout ceci n’a rien de surprenant, une médaille olympique étant toujours la consécration la plus prestigieuse des pays et des peuples. Que dire quand elle est la première offerte pour le monde arabe.
C’est le virage total affiché par la position de la presse tunisienne, faite de violentes critiques après la suspension infligée à Mellouli pour « dopage » il y a quelques mois à une joie et une fierté .
C’est d’ailleurs Mellouli lui-même qui a fait le constat de ce curieux renversement de tendances de la part des médias tunisiens, lequel n’est cependant pas été partagé par une frange de l’opinion publique.
« Les médias tunisiens étaient très sévères envers moi, suite à ma sanction », a déclaré Mellouli dimanche soir à la chaîne de télévision publique Tunis 7, en direct depuis Pékin.
« J’avais pourtant très bien expliqué que ce n’était guère de ma faute. Mais j’avais le sentiment qu’on voulait de moi et qu’on m’attendait au tournant », a-t-il par ailleurs regretté.
« Heureusement que je me suis racheté. Les encouragements des autorités tunisiennes et les félicitations du président Ben Ali (suite à sa consécration, ndlr) m’ont énormément soulagé », a ajouté le nouveau champion olympique tunisien.
« L’attitude des médias et de l’opinion publique tunisiens après la sanction de Oussama nous ont écœuré », a lancé pour sa part Ons, frère junior de Oussama, contacté dimanche soir par plusieurs chaînes satellitaires arabes. C’est comme si il (Oussama) n’était pas Tunisien .
La mère de Oussama, qui a constamment défendu bec et ongles son fils, pense pour sa part que c’était « justice rendue ».
« Oussama a au moins pu taire les mauvaises langues », s’était-elle prise aux critiques, révélant que son fils « a digéré seul et dans la discrétion et la patience la période d’après la sanction (...)».
Cette victoire intervient après une suspension de dix-huit mois qui s’est terminée en mai, après que Mellouli eut été testé positif à l’amphétamine Adderall lors d’un meeting en 2006.
« J’attendais ce moment depuis deux ans. C’est la rédemption que je voulais, et je l’ai eue. Cette année a été difficile du fait de cette sanction, mais je remercie Dieu pour le talent qu’il m’a donné », a déclaré Mellouli, suite à sa victoire.
Il s’agit de la deuxième médaille d’or de l’histoire de la Tunisie après celle obtenue le 17 octobre 1968 soit il y a quarante ans par Mohamed Gammoudi à l’épreuve du 5000 m des JO de Mexico.
C’est aussi la septième médaille olympique tunisienne après celles du même Gammoudi (1 or à Mexico 68, 2 argent à Rome 1964 et Munich en 1972 et 1 bronze à Mexico 68) et des boxeurs Habib Galhia (1 bronze à Rome 1964) et Fethi Missaoui (1 bronze à Atlanta 1996).
Photo: babnet









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