Situé dans la zone de Kalâat Senan, aux confins de la frontière tuniso-algérienne, ce chef-d’œuvre de la nature se présente sous forme d’une masse rocheuse qui fait d’elle une montagne tabulaire d’une superficie de 80 ha et dont l’accès est fort difficile, n’eût été ce sentier taillé dans le roc qui serpente la falaise abrupte de l’immense montagne.
Elle n’est accessible que par cette seule voie située au nord du monument, alors que le reste est un vaste cône pratiquement constitué de masses rocheuses dont plusieurs parties se sont détachées tout au long de l’histoire et que, d’ailleurs, l’on peut remarquer au hasard lors d’une visite à ce prestigieux site numide dont la Société de développement et d’études touristiques a fait une destination privilégiée en la transformant en un circuit touristique intitulé «Eductour».
Si le côté historique demeure légendaire et montre, si besoin est, les rivalités souvent acharnées et hargneuses que les anciens peuples nourrissaient les uns contre les autres pour la mainmise sur cette terre d’Ifriqiya, la réalité géographique explique le pourquoi de cette soif et de cette rage d’occuper le pays. D’ailleurs, il faudrait embrasser plusieurs aspects et côtés pour comprendre, peut-être un peu, les motivations qui sous-tendaient ce désir d’occupation et cette atroce guerre entre les Numides et les Romains.



