by felten » Wed Apr 29, 2009 4:31 pm
Beldi n'a rien de péjoratif, ni de raciste, tout au plus, c'est une distingution du l'ancien régime, bien de chez nous, comme le dit Hammadi, au IXVII ème siecle, la Tunisie, comptait un nombre proportionnelement plus important que l'europe de cette époque, de centres urbains (+ de 22). L'alliance se faisait entre la ville urbaine et la bedia (habitée de tributs: ouled riah, el frechiche, el h'mamama, ouled jlass.... Notion très maghrébine par ailleurs, Bled Essiba contre bled el makhzen. Au coeur même des ces cités bien maghrébines le distinguo est bien entre les bedouins et les beldis.
Utilisé dès le début du XIXe siècle, le terme beldi désigne les élites féodales, religieuses et sociales mises en place sous le règne de la dynastie husseinite (ottomane): artisans, religieux, membres de l'administration ou riches propriétaires terriens bénéficiant des rentes de leurs exploitations agricoles. Les familles de notables, aristocrates ou bourgeoises, s'installent à cette époque dans la capitale alors que, de leur côté, les beys acquièrent des korgholis ßÑÛáí ÌãÚ ßÑÇÛáÉ, les anoblissent et les nomment à des postes militaires ou administratifs. Les beldis de Tunis sont donc d'origines sociales très diverses. Même si partout dans le pays, de riches et puissants notables parviennent à s'introduire auprès de la cour beylicale, c'est le caractère urbain du métier ou de la fonction exercé qui joue un rôle important pour définir la « baldisation ». ÈáÏí ãä ÞÇÚ ÇáÎÇÈíÉ
Puisque le terme beldi a été fixé à une période où Tunis bénéficie déjà d'un poids dominant dans le réseau urbain tunisien, cette situation a contribué à rehausser la réputation de cette catégorie de la population, surtout au début du XXe siècle.
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Malheureux, les pays qui ont besoin de héros