Tunisie: Nahdha et Nidaa Tounes, une coalition gagnant – gagnant !
Dr Farouk Ben Ammar
Je commencerais par ce néologisme, la « DÉMOSLAMIE », ou’ un gouvernement tient sa légitimité du peuple par le biais de l’islam sans l’intention d’en appliquer les préceptes, a manifestement échoué, rien qu’à voir le cas de la Turquie et de la Syrie.
Il est temps de changer de paradigme, Nahdha l’a finalement compris. Marier islam politique et démocratie s'avère un tantinet compliqué.
On a récemment eu vent de pourparlers entre Nahdha et Nidaa Tounes pour aplanir les quelques points de divergence entre les deux mouvements.
Nahdha doit changer de tactique et au lieu de faire de Nidaa Tounes un adversaire puissant, il cherche à se le rallier tout en se débarrassant de ses alliés circonstanciels du 23 Octobre 2013, qui deviennent gênants et rongés par des divisions internes, trainant dans les sondages. Des alliés qui ne compteraient plus dans l’équation politique de Nahdha.

En effet, cette loi qui n’arrangerait que ses actuels alliés qui bataillent ferme pour son adoption par l’ANC, espérant par ce faire gravir l’échelle des sondages en amputant Nidaa Tounes de ses millions d’électeurs : DES ALLIÉS, QUI N'ONT PLUS D'ANCRAGE EN TUNISIE.
Ce revirement est plus la preuve d’une défaite sur le plan politique que celle d’un repli tactique.
En outre les USA ont à maintes reprises enjoint Nahdha de ne pas voter une telle loi, jugée injuste et anticonstitutionnelle, étant donné que les américains tiennent à tout prix de voir s’établir en Tunisie un gouvernement bicéphale, à l’américaine, pour maintenir l’équilibre politique dans le pays et éviter une dictature d’un parti majoritairement minoritaire.
En outre, Nahdha, avec la démission de son secrétaire général du poste de premier ministre , un mouvement tactique, voudrait en faire un homme d’Etat digne de se représenter aux élections présidentielles et de les remporter, mais dont la figure est pharée par le fondateur de Nidaa Tounes.
Un compromis est entrain d’être conclu, le leader de Nidaa Tounes président, droit d'aînesse oblige, et le secrétaire général de Nahdha vice président, dont le rôle serait éminemment symbolique en tant que garant de la Constitution et de la démocratie.
Le gouvernement serait formé par une coalition bipartite avec une majorité de technocrates pour faire sortir le pays du bourbier économique et social dans lequel la troïka l'a enlisé.
Cet entendement tacite entre Nahdha et Nida Tounes est un pré-requis à la visite du président français programmée en Juillet 2013. Une entente entre des frères ennemis que souhaite une Europe menée politiquement par la France et sous le regard bienveillant de l’oncle SAM.
Les forces de l’ordre essayent d‘être indépendantes au seul service du citoyen, l’armée nationale, bien que harcelée par des groupuscules terroristes, résiste et tient à son intégrité, car seule dépositaire de la souveraineté du peuple et une citadelle ou viendront se fracasser toutes les velléités de dictature. Une armée qui prépare sa guerre anti-terroriste au sud tunisien.
Quant à la recapitalisation de banques, cette opération qui engagerait des montants faramineux, serait certainement menée par le Qatar qui propose d’acquérir le patrimoine hôtelier du pays avec son passif : Une porte d’entrée dans le capital des banques nationales.
UN QATAR QUI VIENT DE CHANGER DE LEADER QUI RAISONNE PLUS COMME UN HOMME D’AFFAIRES QU’EN « LIBERATEUR » DES PEUPLES ASSERVIS.
Ainsi, dans les années à venir le Tunisien risque d’avoir à traiter avec une tête à tapis (Rug-Head, terme péjoratif américain pour désigner une arabe du Golfe) pour contracter un crédit, voire un européen. Les cadres tunisiens seraient cantonnés à des taches subalternes.
Tout laisse présager que les années à venir seraient des années très dures pour le citoyen tunisien avec un surenchérissement des produits de base et surtout des carburants : Une situation explosive qui pourrait mener à une sanglante insurrection. Face à la crise et à la pauvreté, le pire n'est donc pas toujours sûr.
Cette éventuelle insurrection, dieu nous en préserve, serait probablement menée et encadrée par le syndicat historique qui commence déjà à rassembler ses rangs et dont le silence éloquent devient inquiétant : CET AUTRE PILIER DE LA DÉMOCRATIE Y JOUERAIT SON AVENIR.
Le cas échant, l’armée ne materait certainement pas cette révolte par la force, mais pourrait faire un coup d’Etat militaire pour installer un gouvernement de salut public et organiser des élections.
Même si, semble-t-il, le commandement de l’armée a été mis au pas, déjà des mouvements de contestation, au sein de l’armée même, se font sentir : L’armée doit impérativement demeurer intègre et au service du peuple.
Autre donne non des moins importantes : les dirigeants de Nahdha savent bien qu’un referendum sur la constitution, qui semble de plus en plus probable, et dont la dernière mouture a provoqué un concert de réactions indignées chez les tunisiens, serait un prélude des résultats des prochaines élections.
On est tous dans le même bateau, dont la coque est déjà vermoulue. Le temps n’est plus propice aux bisbilles et aux querelles, tous les partis doivent se fondre dans un destin collectif : BON VENT A NIDAA TOUNES ET NAHDHA !
Je commencerais par ce néologisme, la « DÉMOSLAMIE », ou’ un gouvernement tient sa légitimité du peuple par le biais de l’islam sans l’intention d’en appliquer les préceptes, a manifestement échoué, rien qu’à voir le cas de la Turquie et de la Syrie.

Il est temps de changer de paradigme, Nahdha l’a finalement compris. Marier islam politique et démocratie s'avère un tantinet compliqué.
Nahdha Changerait d’Alliés !
Quand les sondages, même ceux commandités par Nahdha, montrent que Nidaa Tounes, mouvement laïque, et son fondateur paradent en tête, alors qu’elle berne : les lignes bougent au sein du parti dominant.On a récemment eu vent de pourparlers entre Nahdha et Nidaa Tounes pour aplanir les quelques points de divergence entre les deux mouvements.
Nahdha doit changer de tactique et au lieu de faire de Nidaa Tounes un adversaire puissant, il cherche à se le rallier tout en se débarrassant de ses alliés circonstanciels du 23 Octobre 2013, qui deviennent gênants et rongés par des divisions internes, trainant dans les sondages. Des alliés qui ne compteraient plus dans l’équation politique de Nahdha.

La loi d’Exclusion Politique : Un Vrai Faux Outil de Négociation
La loi d’exclusion des anciens du RCD ne passera pas, Nahdha, parait-il, selon, les récentes déclarations de ses leaders, s’y opposerait. Car elle se tirerait une balle dans le pied.En effet, cette loi qui n’arrangerait que ses actuels alliés qui bataillent ferme pour son adoption par l’ANC, espérant par ce faire gravir l’échelle des sondages en amputant Nidaa Tounes de ses millions d’électeurs : DES ALLIÉS, QUI N'ONT PLUS D'ANCRAGE EN TUNISIE.
Ce revirement est plus la preuve d’une défaite sur le plan politique que celle d’un repli tactique.
En outre les USA ont à maintes reprises enjoint Nahdha de ne pas voter une telle loi, jugée injuste et anticonstitutionnelle, étant donné que les américains tiennent à tout prix de voir s’établir en Tunisie un gouvernement bicéphale, à l’américaine, pour maintenir l’équilibre politique dans le pays et éviter une dictature d’un parti majoritairement minoritaire.
En outre, Nahdha, avec la démission de son secrétaire général du poste de premier ministre , un mouvement tactique, voudrait en faire un homme d’Etat digne de se représenter aux élections présidentielles et de les remporter, mais dont la figure est pharée par le fondateur de Nidaa Tounes.
Un compromis est entrain d’être conclu, le leader de Nidaa Tounes président, droit d'aînesse oblige, et le secrétaire général de Nahdha vice président, dont le rôle serait éminemment symbolique en tant que garant de la Constitution et de la démocratie.
Le gouvernement serait formé par une coalition bipartite avec une majorité de technocrates pour faire sortir le pays du bourbier économique et social dans lequel la troïka l'a enlisé.
Cet entendement tacite entre Nahdha et Nida Tounes est un pré-requis à la visite du président français programmée en Juillet 2013. Une entente entre des frères ennemis que souhaite une Europe menée politiquement par la France et sous le regard bienveillant de l’oncle SAM.
Les forces de l’ordre essayent d‘être indépendantes au seul service du citoyen, l’armée nationale, bien que harcelée par des groupuscules terroristes, résiste et tient à son intégrité, car seule dépositaire de la souveraineté du peuple et une citadelle ou viendront se fracasser toutes les velléités de dictature. Une armée qui prépare sa guerre anti-terroriste au sud tunisien.
Prêt FMI : Une Augure des Temps Difficiles !
Le versement de la première tranche du prêt contracté auprès du FMI, 150 Millions USD, sur un total de 1.74 Milliard USD, implique tacitement l’acceptation du gouvernement provisoire des conditions imposées par ce puissant pourvoyeur de fonds, qui par ailleurs et de part l’histoire n’a fait que des ravages là ou il a intervenu : La Tunisie va recapitaliser ses banques et réduire les interventions de la caisse de compensation.Quant à la recapitalisation de banques, cette opération qui engagerait des montants faramineux, serait certainement menée par le Qatar qui propose d’acquérir le patrimoine hôtelier du pays avec son passif : Une porte d’entrée dans le capital des banques nationales.
UN QATAR QUI VIENT DE CHANGER DE LEADER QUI RAISONNE PLUS COMME UN HOMME D’AFFAIRES QU’EN « LIBERATEUR » DES PEUPLES ASSERVIS.
Ainsi, dans les années à venir le Tunisien risque d’avoir à traiter avec une tête à tapis (Rug-Head, terme péjoratif américain pour désigner une arabe du Golfe) pour contracter un crédit, voire un européen. Les cadres tunisiens seraient cantonnés à des taches subalternes.
Tout laisse présager que les années à venir seraient des années très dures pour le citoyen tunisien avec un surenchérissement des produits de base et surtout des carburants : Une situation explosive qui pourrait mener à une sanglante insurrection. Face à la crise et à la pauvreté, le pire n'est donc pas toujours sûr.
Cette éventuelle insurrection, dieu nous en préserve, serait probablement menée et encadrée par le syndicat historique qui commence déjà à rassembler ses rangs et dont le silence éloquent devient inquiétant : CET AUTRE PILIER DE LA DÉMOCRATIE Y JOUERAIT SON AVENIR.
Le cas échant, l’armée ne materait certainement pas cette révolte par la force, mais pourrait faire un coup d’Etat militaire pour installer un gouvernement de salut public et organiser des élections.
Même si, semble-t-il, le commandement de l’armée a été mis au pas, déjà des mouvements de contestation, au sein de l’armée même, se font sentir : L’armée doit impérativement demeurer intègre et au service du peuple.
Autre donne non des moins importantes : les dirigeants de Nahdha savent bien qu’un referendum sur la constitution, qui semble de plus en plus probable, et dont la dernière mouture a provoqué un concert de réactions indignées chez les tunisiens, serait un prélude des résultats des prochaines élections.
On est tous dans le même bateau, dont la coque est déjà vermoulue. Le temps n’est plus propice aux bisbilles et aux querelles, tous les partis doivent se fondre dans un destin collectif : BON VENT A NIDAA TOUNES ET NAHDHA !









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