La Tunisie s’oriente vers le nucléaire comme une option stratégique
APA- Les études relatives à l’introduction en Tunisie du nucléaire dans la production de l’électricité visent la réalisation, à l’horizon 2020, de la première centrale électronucléaire d’une puissance de 900 MW, a appris APA jeudi de source autorisée à Tunis.
Cette puissance de 900 MW, la plus basse capacité commerciale pour ce genre de centrales), représente 20% de la capacité totale installée dans le pays.
La Société Tunisienne d’Electricité et de Gaz (STEG) a été récemment chargée par le gouvernement de l’élaboration des études relatives au développement de l’électricité au moyen de l’énergie nucléaire, selon Othman Ben Arfa, PDG de l’opérateur d’électricité.
Les études d’avant-projet, d’une durée de 4 ans, concerneront les volets technico-économiques, en plus de la mise en place du cadre légal et institutionnel de la centrale.
« Pour mener cette phase d’avant-projet la STEG a fait appel à ses compétences pour la constitution d’une équipe projet », a souligné M. Ben Arfa.
Le PDG de la STEG a affirmé à la presse que les investissements nécessaires à la réalisation d’une centrale électronucléaire représentent « trois fois plus » que ceux relatifs à l’installation d’une centrale thermique classique au fuel.
Selon lui, le KWH nucléaire « est 70% moins cher que celui d’une turbine à vapeur au fuel et 15% moins cher que celui du cycle combiné ».
Pour le cas des centrales électronucléaires, la part combustible ne représente que 30%, ce qui rend le prix du nucléaire très peu sensible à la hausse du prix de pétrole dans le monde.
Quant aux répercussions environnementales de ces centrales, M. Ben Arfa a souligné qu’elles ne dégagent pas de gaz à effet de serre, nonobstant les faibles quantités de rayonnements radioactifs qu’elles rejettent, en comparaison avec la radioactivité naturelle.
Il a indiqué que le choix de l’énergie nucléaire dans la production de l’électricité vient à point dans un contexte énergétique marqué par une flambée des prix des hydrocarbures.
En Tunisie, la principale source d’énergie utilisée pour la production d’électricité est le gaz naturel qui a permis de dégager des gains durant les années 90 et les premières années de cette décennie, grâce à l’introduction de la technologie du cycle combiné dans la production d’électricité.
Avec une évolution moyenne de 4 à 5% par an de la demande de l’électricité, à l’horizon 2020, la part de gaz naturel non substituable dans la production d’électricité représenterait 95%.
Le responsable a annoncé qu’une augmentation d’un dollar sur le baril a une répercussion de 15 millions de dinars sur la facture combustible de la STEG.
(APA)
Cette puissance de 900 MW, la plus basse capacité commerciale pour ce genre de centrales), représente 20% de la capacité totale installée dans le pays.
La Société Tunisienne d’Electricité et de Gaz (STEG) a été récemment chargée par le gouvernement de l’élaboration des études relatives au développement de l’électricité au moyen de l’énergie nucléaire, selon Othman Ben Arfa, PDG de l’opérateur d’électricité.
Les études d’avant-projet, d’une durée de 4 ans, concerneront les volets technico-économiques, en plus de la mise en place du cadre légal et institutionnel de la centrale.
« Pour mener cette phase d’avant-projet la STEG a fait appel à ses compétences pour la constitution d’une équipe projet », a souligné M. Ben Arfa.
Le PDG de la STEG a affirmé à la presse que les investissements nécessaires à la réalisation d’une centrale électronucléaire représentent « trois fois plus » que ceux relatifs à l’installation d’une centrale thermique classique au fuel.
Selon lui, le KWH nucléaire « est 70% moins cher que celui d’une turbine à vapeur au fuel et 15% moins cher que celui du cycle combiné ».
Pour le cas des centrales électronucléaires, la part combustible ne représente que 30%, ce qui rend le prix du nucléaire très peu sensible à la hausse du prix de pétrole dans le monde.
Quant aux répercussions environnementales de ces centrales, M. Ben Arfa a souligné qu’elles ne dégagent pas de gaz à effet de serre, nonobstant les faibles quantités de rayonnements radioactifs qu’elles rejettent, en comparaison avec la radioactivité naturelle.
Il a indiqué que le choix de l’énergie nucléaire dans la production de l’électricité vient à point dans un contexte énergétique marqué par une flambée des prix des hydrocarbures.
En Tunisie, la principale source d’énergie utilisée pour la production d’électricité est le gaz naturel qui a permis de dégager des gains durant les années 90 et les premières années de cette décennie, grâce à l’introduction de la technologie du cycle combiné dans la production d’électricité.
Avec une évolution moyenne de 4 à 5% par an de la demande de l’électricité, à l’horizon 2020, la part de gaz naturel non substituable dans la production d’électricité représenterait 95%.
Le responsable a annoncé qu’une augmentation d’un dollar sur le baril a une répercussion de 15 millions de dinars sur la facture combustible de la STEG.
(APA)




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