2008-04-29
La Syrie soutient l'enquête internationale sur le meurtre de l'ancien premier ministre libanais Rafiq Hariri, a déclaré le président syrien Bachar al-Assad dans une interview au quotidien qatari Al-Watan. M. Hariri a été tué par une violente explosion ayant secoué le centre de Beyrouth le 14 février 2005. Les forces politiques libanaises hostiles à la Syrie, ainsi que le fils du premier ministre assassiné, Saad Hariri, avaient accusé Damas d'être à l'origine de l'attentat.
"Nous soutenons l'enquête internationale, ainsi que toute autre démarche susceptible d'élucider ce crime", a souligné le président syrien.
"La preuve en est que la Syrie a pleinement coopéré avec le comité d'investigation lorsqu'il était dirigé par Serge Brammertz. Dans tous ses rapports présentés à l'ONU, M. Brammertz a constaté la collaboration efficace et entière de la Syrie", a ajouté M. al-Assad.
Selon lui, la Syrie n'est nullement concernée par la création d'un tribunal international. A son avis, une fois constituée, cette juridiction n'arrivera pas à établir la vérité.
"La tendance à politiser la question du tribunal international portera préjudice au Liban plutôt qu'à la Syrie", écrit Al-Watan, citant le président syrien.
Invité à commenter la déclaration de Condoleezza Rice selon laquelle les Etats-Unis n'accepteront ni de "conclure de marchés secrets avec la Syrie au détriment du Liban" ni de restreindre les activités du tribunal international pour mettre hors de cause la famille du président al-Assad", le chef de l'Etat syrien a répondu:
"Nous rejetons tout marché dans cette question. Nous n'avons pas l'habitude des marchandages politiques. Les activités du tribunal international ne peuvent pas faire l'objet d'un négoce. C'est un problème juridique, et il doit trouver une solution légale".






















